L’apprentissage

Questions/Réponses sur l’apprentissage

Ya t il une recette miracle pour bien apprendre ?

cercle_apprentissageNon bien sur !  Nous apprenons tous différemment. La pédagogie est justement l’art de s’adapter au cas par cas aux élèves. C’est pourquoi, les séances du Learning Club sont organisées en petits groupes et que nos experts prennent du temps pour identifier votre profil d’apprentissage.

La méthode du Learning Club est pensée pour s’adapter à votre niveau et à votre profil d’apprentissage

Est-il possible d’apprendre en dormant ?

Autant vous le dire franchement nous n’y croyons pas du tout ! L’Hypnopédie, c’est-à-dire l’apprentissage pendant le sommeil a fait fantasmer beaucoup de chercheurs notamment russes et américains qui n’ont rien démontré du tout.

Au Learning Club©, nous apprenons réveillés et nous utilisons notre temps de sommeil pour récupérer. Simple mais efficace

Quel est l’effet du stress sur la mémoire et l’apprentissage ?

Nos sociétés qui valorisent « la surperformance » et l’individualisme sont génératrices de stress. Au Learning Club, nous savons que si vous voulez bien apprendre, vous avez plutôt intérêt à être détendu et heureux. Notre idée n’est pas de diaboliser le stress qui peut être un stimulant efficace pour votre cerveau mais de vous prévenir que si vous dépassez la dose normale, vous vous exposez à de véritables problèmes de mémoire et d’apprentissage!

 

En effet, des recherches scientifiques prouvent qu’à long terme, les hormones de stress ont un effet toxique sur les neurones de l’hippocampe, une région du cerveau essentielle à la mémoire. Le stress trop fort, ou répété, USE VOS NEURONES et agresse le cerveau qui peut finir par, littéralement, «disjoncter».

 

C’est pourquoi le Learning Club intègre dans toutes les séances des moments de détente pour lutter contre l’excès de stress et vous aider à trouver l’attitude mentale la plus favorable à l’apprentissage.

 

Voyons comment cela marche exactement :

Quand une situation est perçue comme inquiétante, la partie du cerveau qui gère les instincts stimule les glandes surrénales (deux glandes logées au dessus des reins) qui produisent une hormone : le cortisol.

Grâce au cortisol synthétisé, le cerveau sait s’il doit déclencher la fuite ou l’attaque ou encore, arrêter net l’action en cours. Lorsque le danger s’éloigne, l’hippocampe, petite structure cérébrale primitive profonde qui analyse la situation grâce à ses récepteurs au cortisol, calme le jeu et tout rentre dans l’ordre. Les soucis apparaissent si la présence de cortisol est constante (cas de stress chronique) ou si le flot est tellement important qu’il sature les récepteurs de l’hippocampe (cas de stress intense). Le corps ne peut plus contrôler et réguler le stress et dans cette situation : vous ne pouvez plus apprendre ni mémoriser !

C’est ce qu’on observe notamment dans les cas de dépressions nerveuses. Chez les personnes déprimées le cortex préfrontal fonctionne plus lentement et perd sa capacité à positiver, à analyser les situations. L’amygdale qui intervient dans les sentiments de peur et d’agressivité est souvent très active et ce d’une façon chronique. Et enfin, l’hippocampe s’atrophie. Dans ces conditions la personne éprouve une véritable difficulté physique à réguler ses émotions.

Qu'est ce qu'une fonction executive ?

Les fonctions exécutives désignent un ensemble de processus cognitifs permettant un comportement flexible et adapté à un contexte donné.

Généralement lorsqu’on parle de fonctions exécutives, on cite les capacités d’anticipation, de planification, d’organisation,  de résolution de problème, de raisonnement logique, d’inhibition, de flexibilité mentale, d’attention sélective, de motivation etc … L’ensemble de ces fonctions sont travaillés dans nos modules « cognitif-complet »

Ces fonctions interviennent lorsque nous rencontrons des circonstances nouvelles, inédites et nous permettent de nous y adapter. Les fonctions exécutives sont souvent associées au fonctionnement des lobes frontaux du cerveau, mais les parties sous corticales (situées sous le cortex) elles aussi interviennent dans le processus. Les fonctions exécutives font appel aux autres fonctions cognitives que sont par exemple la mémoire ou l’attention, elles les organisent pour atteindre l’objectif fixé.

C’est avec vos fonctions exécutives que vous vous fixez des objectifs et que vous construisez les stratégies d’action pour les atteindre. Vous imaginez les conséquences possibles, vous évaluez les choix éventuels etc…

Sur le plan pédagogique nous parlons d’intention d’action ou d’intention d’apprentissage. Cette capacité à voir clair dans vos objectifs est un point important de la méthode du Learning club et nous l’entraînons chaque semaine.

Un conseil, pour rester vif lorsque vous prenez de l’âge, utilisez vos fonctions executives. Vous pouvez repenser l’organisation de votre jardin, ranger vos placards, organiser des vacances etc …

Faisons un zoom sur l’inhibition qui est une fonction exécutive particulièrement utile pour l’apprentissage.

Zoom sur l’inhibition

Pour bien apprendre il faut être capable :

– d’écarter les distractions internes (une pensée parasite par exemple) ou externes (un bruit)
et
– de trier parmi les réponses pertinentes ou non que nous propose notre cerveau.

L’inhibition c’est cette faculté de tri.

On peut dire, d’une certaine façon, que l’inhibition est la face cachée de l’intention et de la motivation.

En effet, pour être capable à la fois d’écarter les distractions et de trier dans les bonnes réponses que nous apporte notre cerveau, il faut être motivé pour la tâche et déployer une intention d’apprendre forte, claire et structurée. La faculté d’inhibition des sollicitations distractives est bien utile pour apprendre, c’est pourquoi nous l’entraînons lors de nos séances. Par exemple, dans nos exercices vous serez souvent confrontés à  des situations nouvelles, cela vous entraine à produire des réponses nouvelles et donc à inhiber vos réponses automatiques non pertinentes.

Cette capacité d’inhibition a été notamment mise en évidence par John Ridley Stroop en 1935. Il a proposé a des sujets d’identifier la couleur d’un mot sans lire le mot lui-même. Par exemple le mot rouge est écrit en jaune et le sujet doit restituer le couleur (jaune)

Essayez :

JAUNEBLEU

VERT ROUGE

ROUGE NOIR

Vous éprouvez une petite gène ? C’est normal, on observe dans cette expérience, des temps de lecture de la couleur plus long et des erreurs plus fréquentes. Elles sont liées à l’interférence sémantique, ou effet Stroop, provoqué par la lecture automatique du mot.

Quels sont les principaux dysfonctionnements de l'apprentissage ?

Il existe un trio de dysfonctionnement souvent incriminé lors d’un échec scolaire, il s’agit :
de la dyslexie, la dysorthographie, et la dyscalculie.

La dyslexie : C’est un trouble de l’apprentissage de lecture, liée à une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots. Il se manifeste sans le moindre déficit visuel, auditif ou intellectuel.
Un dyslexique confond à la lecture certaines lettres de formes voisines ou proches phonétiquement comme les a et les an ou les a et les  o.
Les consonnes comme les « s, ch, j, z, f, v » peuvent être remplacées par les consonnes du type « t, k, p, d,g » , les consonnes sonores comme les « b, d, g, v, j, s » peuvent être remplacées par les consonnes sourdes du typz « p, t, k, f, ch, s etc… « Piton » devient « bidon », « hippopotame » devient « hippopapame »… Ces confusions ne sont pas systématisées et selon les moments, la personne peut lire correctement ou substituer une lettre à une autre lettre.
Il inverse l’ordre des lettres (« aéroplane » devient « aréoplane »…), de certaines syllabes, de certains mots. Il omet certains sons : « fil » est lu « il. Il en ajoute d’autres : « poltron » est lu « polteron », etc…

La dysorthographie : c’est un trouble d’apprentissage caractérisé par un défaut d’assimilation important et durable des règles orthographiques caractérisé par une lenteur lors de l’écriture, des difficultés grammaticales et de l’orthographe. Cela peut aussi se manifester par une difficulté de copie,  ou un mauvais découpage des mots.

La dyscalculie : c’est une faiblesse dans l’apprentissage des opérations de calcul, une difficulté d’orientation dans le domaine des chiffres et/ou de la compréhension mathématique. On parle aussi de troubles de l’apprentissage en mathématiques.

Quelles sont les références pédagogiques du Learning Club ?

Le Learning Club est un projet pédagogique en constante évolution et nous n’interdisons aucune référence pédagogique. Si nous nous sommes donnés comme projet de mettre à la disposition de nos clients le meilleur des dernières avancées des neurosciences et de la pédagogie, nous avons puisé des enseignements chez les pédagogues plus anciens, qui nous apprennent tous quelque chose.

 

Pour résumer, nous pouvons dire que nous avons une vision constructiviste de l’apprentissage.

 

Ceci posé, beaucoup d’auteurs nous inspirent d’Aristote à Maria Montessori en passant par Jean-Jacques Rousseau, Célestin Freinet, Jean Piaget, les Jésuites aussi ou, enfin, Antoine de la Garanderie. Nous sélectionnons avec soin chez ces auteurs ce qui peut aider nos clients à mieux apprendre.

 

Aristote, Jean Jacques Rousseau ! N’est-ce pas un peu dépassé tout de même ?

 

Détrompez-vous, nous devons beaucoup à Aristote, c’est à son époque que commence à s’imposer l’idée que la connaissance est plus utile que la force physique pour les citoyens. C’est notamment à cette période qu’on apprend la rhétorique, la dialectique, le calcul et la géométrie.

 

Quant au grand philosophe des lumières, Jean-Jacques Rousseau, c’est aussi un grand pédagogue qui encourage les professeurs à respecter la nature de l’enfant (notamment dans l’ouvrage Emile ou de l’Education-1674). Cette pédagogie, qui souligne la différence de chacun, et présuppose que chacun apprend à sa manière, est tout à fait proche de la pédagogie du Learning Club.

 

Pourquoi faites-vous référence à Jean Piaget ?

 

Au Learning Club, nous prenons en compte dans notre méthode les travaux remarquables de Jean Piaget car c’est l’inventeur de « l’épistémologie génétique », la source du « comment apprendre ». Collaborateur d’Alfred Binet, sa théorie de la connaissance cherche à percer le mystère de l’intelligence sensori-motrice chez les enfants. Grâce à Jean Piaget et à son observation des étapes du développement cognitif (1) chez l’enfant, nous comprenons mieux l’importance du contexte d’apprentissage. Eduquer serait donc simplement aider l’individu à s’adapter à son milieu ce qui correspond tout à fait à la vision pédagogique du Learning Club.

 

 

(1)   Les 4 stades du développement cognitif chez l’enfant

–   0-2 ans : le stade sensori-moteur (avant l’acquisition du langage)

–   2-7 ans : le stade de l’intelligence pré-opératoire (conformer l’univers à ses désir)

–   7-11 ans : le stade des opérations concrètes (apparition de la logique)

–   12 ans : le stade des opérations formelles (apparition du raisonnement hypothético-déductif)

 

 

Que vous inspirent les travaux d’Antoine de la Garanderie ?

 

Si nous apprécions Jean Piaget pour sa vision dynamique, constructiviste et naturelle de l’apprentissage, nous aimons Antoine de la Garanderie pour sa vision résolument positive. Sa notion de pédagogie de la réussite et l’idée que tout le monde peut réussir à sa façon est une idée que nous partageons.

 

Par ailleurs, nous pensons qu’Antoine de la Garanderie apporte un éclairage très pertinent sur le « comment apprendre » et la notion d’évocation est, de ce point de vue, très utile pour renforcer la mémorisation des Learners.

Quelles sont les pensées qui entretiennent un état d’esprit négatif et qui peuvent freiner les apprentissages ?

1-LE TOUT OU RIEN
C’est un mode de pensé un peu extrême qui vous font voir les choses comme parfaitement bonnes ou totalement mauvaises. La réalité n’est pas exactement celle là.
2-LE PERFECTIONNISME
C’est un classique de la dépression. Tout doit être parfait et surtout … vous-même.
3- SE COMPARER EXECESSIVEMENT AUX AUTRES
Ici l’individu n’arrive pas à trouver une satisfaction dans l’acte même il n’existe que par comparaison aux autres.
4-LA GENERALISATION
Les mots clefs de ce type de pensé : toujours et jamais. Les généralisateurs partent d’un détail négatif pour en faire une loi générale.
5-LA LECTURE DES PENSEES D’AUTRUI
C’est une habitude mentale qui sur interprète les pensées que les autres posent sur  soi souvent dans le sens négatif.
6-LA PENSEE COUPABLE
Vous êtes dans ce mode lorsque vous vous reprochez sans cesse de ne pas être à la hauteur ou de ne pas faire ce que vous devriez (à l’idéal) faire. Il faudrait ….
Conseil bonne humeur 
Cessez de tout critiquer, ressassez vos réussites, essayez tous les jours de remarquer un événement positif. Prenez du plaisir à ce qui va bien chez les autres. Prenez du temps pour cela c’est un excellent investissement pour le moral mais aussi pour votre santé physique. Au début de chaque séance de Learning nous nous astreignons à cette discipline.

L'impulsivité bonne pour l'apprentissage?

L’impulsivité est un trouble des fonctions exécutives qui perturbe les apprentissages.

– Avant l’apprentissage l’impulsif manque d’écoute et planifie mal sa tache.
– Pendant l’apprentissage l’impulsif croit savoir. Il écoute peu, il répond avec anticipation et résiste mal à la distraction.
– Apres l’impulsif a du mal à vérifier son travail

Au Learning club nous proposons des exercices qui mettent en jeu la mémoire de travail pour réguler l’impulsivité et améliorer nos capacités d’inhibition. A savoir, chez l’enfant le contrôle inhibiteur apparait vers l’âge de 6 ans, il est capable de les maitriser vers 10, 12 ans. Coté neurotransmeteurs on sait que la sérotonine joue un rôle très important dans l’autocontrôle.

Comment faire pour aider les impulsif a apprendre ?

– Limiter  les distractions.
– Attirer l’attention sur le message essentiel.
– Décomposer le travail en petites tâches.
– S’entraîner à anticiper les événements.
– Organiser des rétroactions fréquentes.
– En distribuant des récompenses immédiates.

Entre activation et inhibition le but est d’acquérir de la flexibilité mentale, c’est-à-dire savoir activer et inhiber à bon escient.
Cette virtuosité permet de gérer l’énergie qu’on attribue à la tâche

Comment notre cerveau évalue- t-il le temps ?

Tic tac … « Le pace maker »

La dimension temporelle est essentielle dans les processus d’apprentissage. Un apprentissage se fait dans le temps et dans l’espace. Au Learning Club, nous nous entraînons régulièrement à affiner notre perception du temps.
Mais comment cela fonctionne-t-il exactement  dans le cerveau? Pour la vue, l’odorat, le toucher, le goût, l’homme dispose d’organes sensoriels spécifiques mais pour le temps ?
L’hypothèse la plus répandue est celle de l’existence d’un système dit de « pacemaker » qui émettrait des impulsions régulières, un peu comme les tic tacs d’une horloge ! Pour savoir, par exemple, si un son est long ou court notre cerveau compterait le nombre d’impulsions accumulées.
Aujourd’hui les structures cérébrales qui gèrent cette horloge ne sont pas clairement identifiées. Certains scientifiques font l’hypothèse d’une intervention d’un réseau de neurones présents dans tout le cortex (notamment préfrontal). Le striatium (zone sous corticale) jouerait le rôle de coordination.

Un phénomène biologique interne

Nous l’avons tous expérimenté, notre cerveau perçoit le temps différemment selon notre humeur. Sous l’effet de nos émotions les tic-tacs s’accélèrent ou se ralentissent ! Ces émotions produisent des modifications biologiques internes. Les personnes déprimées ont tendance à ralentir les tic-tacs et à sous estimer le temps. Ces sous estimations sont liées à des problèmes d’attention ce qui est particulièrement gênant pour l’apprentissage. Les personnes âgées ralentissent leurs rythmes biologiques et elles aussi ont une tendance à sous estimer le temps.
Inversement, on sait qu’un sujet  grippé, donc soumis à une forte température interne, surestime les durées : le temps qui passe lui semble plus long. C’est le même phénomène pour des personnes qui consomment des stimulants comme l’ecstasy, la cocaïne ou la caféine eux aussi surestiment les durée temporelles. Sur le plan biologique l’augmentation de la concentration en dopamine  accélère l’horloge interne qui produit plus d’impulsions et dilate notre impression de la durée.

Le sujet de l’évaluation du temps est très vaste et nous y reviendrons dans notre rubrique questions/réponses notamment sur le rôle du contexte ou sur les relations entre impulsivité et perceptions temporelles, relations importantes à prendre en compte dans les processus d’apprentissage

Qu’est ce que la flexibilité mentale ?

Au Learning Club nous travaillons beaucoup la flexibilité mentale. De quoi parlons nous exactement ? Dans une situation donnée, selon les circonstances, nous pouvons être amenés à modifier un choix. Pour réussir ce changement il faut être capable d’inhiber le premier choix et se diriger vers l’autre. C’est cette faculté que désigne la flexibilité mentale.

Si on est incapable d’inhiber le premier choix les scientifiques parlent de « persévération » une forme d’adhérence à la tâche. Par exemple les lésions frontales entraînent une dés inhibition.

La flexibilité mentale est donc cette capacité à inhiber ses choix et à en activer d’autres.

Elle est testée pas des test dit de « go no go » comme celui qui consiste à serrer la main du testeur s’il dit le mot rouge et ne pas la serrer s’il dit le mot vert.

On connais tous aussi les test d’images ambiguës, images ou il est possible de voir deux dessin en un. Les personnes ayant des difficultés de flexibilité mentale on du mal à passer d’une image à une autre

Qu’est ce que la fluence verbale ?

Au Learning Club dans nos exercices nous aimons travailler la fluence verbale, c’est-à-dire la fluidité du langage, la capacité à restituer et dire les mots.

Au sens strict la fluence verbale est le nombre de mots émis par minute chez une personne qui parle spontanément ou qui décrit une scène imagée.

Quand on demande à quelqu’un de donner le maximum de mots en une minute commençant par une lettre on mesure sa fluence verbale littérale.

Quand on demande de donner des noms de villes, d’animaux, de fruits on fait travailler la fluence verbale catégorielle.

Quand on mélange les catégories (par exemple un nom d’anima, un nom de ville, etc …)  on travaille la fluence alternée et aussi la flexibilité mentale car il faut inhiber certaines réponses pour enchaîner les suivantes.

Pourquoi lire et écouter la radio sont-ils incompatible ?

Les études montrent que la musique instrumentale n’est pas ou peu perturbatrice de l’apprentissage (expériences sur la mémorisation de chiffres), en revanche les résultats sont très différents lorsqu’il s’agit de chansons avec des … paroles !  Dans ce cas, la baisse de performance est d’environ 70 % !

Et oui vous l’avez compris c’est la voix qui gêne la mémorisation.

Regardons de plus prés ce qui se passe exactement : pendant la lecture et la mémorisation, les mots sont codés par le cerveau. Ce sont les systèmes sensoriels visuels ou auditifs selon que la leçon est lue ou entendue qui encodent l’information puis le système lexical reconnaît les mots enfin la mémoire du sens est sollicitée (mémoire sémantique). Le système est capable d’encoder une source à la fois si une deuxième source de mots entre en concurrence avec la première, cela devient beaucoup plus difficile pour votre cerveau ! Vous ralentissez fortement le rythme et les performances baissent. C’est ce que les scientifiques appellent la concurrence cognitive.
Il est amusant de constater que nous pouvons parfaitement écouter la radio ou la télévision en faisant une tache manuelle sans être gêné car cette tache sollicite un système procédural différent.

Pour ceux qui ont des enfants qui révisent conseillez leur de passer de leurs chansons favorites à un air de Mozart, les notes risquent de monter.

Au Learning Club, nous accueillons nos participants avec de la musique classique et tous les apprentissages se font en silence. Vous comprenez maintenant pourquoi

Et si le développement du cerveau était lié à des bactéries intestinales ?

Bactéries intestinales et  développement cérébral seraient liés ! C’est en tous les cas, ce qui se dégage d’une nouvelle étude  des scientifiques de l’institut Karolinska, du Stockholm Brain Institute en Suède et du Genome Institute de Singapour, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Un développement cérébral correct serait conditionné à  la colonisation de nos intestins par des bactéries dés la naissance.

Plus fort encore, les troubles psychiatriques trouveraient des explications nouvelles à travers l’étude du développement de ces bactéries.

L’intestin est le deuxième système nerveux le plus important après le cerveau. Un intestin adulte abrite environ 1kg  de  bactéries actives sur une surface de prés de 400 m2 . Plusieurs milliers de bactéries coexistent dans ce que les scientifiques appellent le microbiote. On savait déjà que le développement des bactéries intestinales est crucial pour avoir une fonction immunitaire saine ou encore pour  le développement des vaisseaux sanguins et de la fonction rénale.

Avec cette étude les scientifiques font maintenant le lien avec le développement cérébral. Pour établir ce lien ils ont comparé le comportement de souris normales à des souris ayant grandi dans un environnement dépourvu de micro-organismes (souris axéniques).

Les expériences ont montré :

–    que les souris axéniques étaient plus actives que leurs homologues porteuses de microbes.
–    que si on exposait les souris axéniques à des microbes dans les premiers temps de leurs vies ces souris avaient le même comportement que les souris normales.
–    Et enfin que, ces mêmes souris exposées à des microbes à l’âge adulte conservaient leur comportement de souris axéniques.

Conclusion : 
le microbiote intestinal agirait sur le développement du cerveau dans les premier temps de la vie et cette influence agirait sur le comportement de l’adulte. L’analyse de l’activité génique dans les cerveaux des deux groupes de souris montre des  différences dans les taux d’activité des gènes impliqués dans l’apprentissage, la mémoire et le contrôle moteur.

Source: Institut Karolinska; PNAS
Référence du Document: Diaz Heijtz, R., et al. 
(2011) Normal gut microbiota modulates brain development and behavior.

On dit que les images sont mieux retenues que les mots, pourquoi ?

En fait cette affirmation est issue de la théorie du double codage de Paivio (1979-1986). Une théorie qui  postule que les textes et les images sont traités et stockés séparément dans le cerveau.  La théorie du double codage explique  qu’il existe une interrelation entre le codage verbal et pictural et affirme que les images seraient doublement codées visuellement et verbalement. Ce double codage augmenterait fortement les chances de rappel et ainsi on se souviendrait mieux d’une image que d’un texte.
Paivio explique aussi que les concepts concrets comme un tabouret ou une fenêtre sont plus facilement « imageable » (création d’une image mentale interne) que les concepts abstraits. Le concret étant stocké sous forme d’images alors que l’abstrait étant stocké en tant que représentations verbales. Nous le constatons quotidiennement au Learning Club lorsque nous entrainons aux exercices d’évocations..

Avec les lettres de mon nom, on peut ecrire celui de ma maison, qui suis-je ?

Le chien et sa niche bien sur !