Le cerveau

Questions/Réponses sur le cerveau

Le cerveau - Comment est structuré le cerveau ?

cercle_cerveauCommençons par le cortex. Qu’est ce que le cortex exactement ? C’est une fine pellicule de 2 millimètres qui entoure tout le cerveau. Et, c’est grâce à ces deux millimètres, qui contiennent 20 milliards de neurones, que nous pouvons accéder à l’abstraction. Le cortex est plissé, il fait des circonvolutions, bien pratiques pour se repérer et cartographier le cerveau. Pour faire simple, on peut donc diviser le cerveau en deux parties : le cortex, siège de toutes nos mémoires et les zone sous corticales.

Dans ces zones sous corticales on trouve le thalamus qui reçoit les messages qui viennent de nos sens : vision, audition, toucher, etc. …

On trouve aussi les corps striés qui gèrent nos gestes.

Puis vient l’hypothalamus, qui déclenche les sensations de faim, de soif, sexuelles ou de sommeil, et enfin le cervelet qui est impliqué dans la motricité et les apprentissages automatisés.

Le cerveau - Qu’est ce que la matière grise ? Et la matière blanche ?

On a tous entendu quelqu’un nous dire : «Fais fonctionner tes cellules grises» En revanche, personne ne nous dit «Fais donc fonctionner tes cellules blanches» Pourquoi ?

C’est assez simple : si on regarde en coupe le cerveau, on constate que des zones grises et des zones blanches se juxtaposent. On trouve la substance grise à la périphérie du cerveau : elle forme le cortex cérébral. Le cortex c’est une fine pellicule qui entoure votre cerveau et ou sont traitées les informations. C’est la tour de contrôle, en quelque sorte. La substance grise ou « matière grise » contient les cellules du cerveau, les fameux neurones !

Les neurones sont des fibres nerveuses qui communiquent ensemble grâce à des prolongements arborescents qui sont recouverts d’une substance blanche appelée myéline. La myéline permet la propagation des messages nerveux. Vous l’avez compris : la myéline forme la substance blanche, substance qui se trouve sous le cortex, (on parle de zone sous corticale) et autour de la moelle épinière. La substance blanche est le siège de la transmission de l’information.

Voilà, seule la matière grise a été retenue par l’expression populaire mais nous avons bel et bien besoin des matières blanche et grise pour faire fonctionner notre cerveau.

Le cerveau - Le cerveau peut il produire de nouveaux neurones ?

Depuis une dizaine d’année la réponse est oui !  Et c’est une véritable révolution !  En effet, depuis plus d’un siècle, tous les scientifiques pensaient que les cellules nerveuses du cerveau adulte des mammifères, mouraient sans être remplacées.

Mais ce dogme est tombé dans les années 80 grâce à des ….  canaris ! Les chercheurs on en effet découvert que les neurones de la partie du cerveau responsable du chant disparaissaient en automne et étaient remplacés par de nouveaux neurones au printemps. On commence alors à parler de la neurogenèse c’est-à-dire de la naissance de nouveaux neurones

Vers la fin des années 1980, même si cela reste confidentiel,  Elizabeth Gould fait les premières observations de la naissance de nouveaux neurones dans l’hippocampe des rats. 16 ans plus tard , avec Bruce McEwen, ils enrichissent leurs observations et établissent qu’en stressant les rats la formation de ces nouveaux neurones diminue.

En 1998, elle observe la présence de neurogenèse dans l’hippocampe et les bulbes olfactifs de primates adultes. Puis, la même année, débarque Fred Cage l’américain avec le suédois Peter Eriksson.  Ils démontrent que de nouveaux neurones sont générés dans le gyrus dentelé de cerveaux humains adultes.

Depuis cette date, il n’y a plus de doutes sur la neurogenèse mais en revanche, les débats et les recherches continuent pour expliquer, localiser, et décrire le phénomène. Cet axe de recherche est évidemment fondamental, dans le traitement des pathologies de la mémoire notamment.

Le cerveau - Quels est le rôle de l'amygdale et de l'hippocampe dans la mémorisation ?

L’amygdale et l’hippocampe font parti du système limbique, système qui gère notamment les émotions.

 

L’amygdale, qui a une forme d’amende, joue un rôle primordial dans la mémorisation du contexte émotionnelle des souvenirs. Lorsqu’un événement important survient l’amygdale enregistre votre réaction émotionnelle. Si votre amygdale ne fonctionne pas vous êtes incapable de repérer le contexte émotionnel d’une situation. Vous ne pouvez pas, par exemple, vous souvenir si quelqu’un a été aimable ou agressif. C’est évidemment assez gênant. En revanche, si votre amygdale fonctionne bien elle vous alertera en cas de peur en déclenchant une libération d’hormones .Ce mécanisme atteint son paroxysme dans les états de stress post-traumatique.

 

L’hippocampe permet le transfert des souvenirs vers de la mémoire à court terme vers la mémoire long terme. L’hippocampe se situe dans les lobes temporaux, une liaison de l’hippocampe empêche le déplacement des souvenirs vers la mémoire à long terme.

Qu’est ce que la maladie d’Alzheimer ?

Il existe de nombreuses maladies de la mémoire mais dans ce vaste éventail de démences  la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente. En règle générale cette maladie survient après 65-70 ans mais il existe des cas de personnes jeunes atteinte. Aujourd’hui on estime à 860 000 le nombre de malades de plus de 65 ans en France Métropolitaine.

La maladie, décrite en 1906 par le Dr Loïs Alzheimer, est la conséquence de dysfonctionnement de certaines protéines cérébrales. Elle provoque deux types de lésions du cortex :

 

– Des plaques amyloïdes se déposent entre les neurones. Ces plaques sont toxiques pour les neurones.
– Des dégénérescences neurofibrillaires qui sont en fait des fibres (appelés fibrilles) torsadées constituées principalement par une protéine tau hyperphosphorylée. Cette dégénérescence atteint la structure même des neurones.

Les plaques séniles et les dégénérescences siègent d’abord dans l’hippocampe (voir question sur hippocampe) c’est pour cela que les souvenirs récents sont les premiers atteint.

Ensuite progressivement la maladie atteint l’ensemble du cerveau.  Les lésions entrainent parallèlement la réduction d’un neurotransmetteur : l’acétylcholine. Cette constatation est d’ailleurs à l’origine des premiers traitements.

Le Dr Blin, partenaire du Learning Club est un spécialiste de la détection de ces pathologies.  Pour toutes questions précises sur ce sujet vous pouvez consulter son site  www.clinique-memoire.com

L'entrainement peut-il retarder l'arrivée de la maladie d'Alzheimer ?

MONTRÉAL – Grâce à des exercices visant à entraîner la mémoire, les personnes susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer peuvent désormais espérer retarder l’apparition des premiers symptômes.

Ces espoirs sont permis grâce à la plasticité du cerveau, a conclu une équipe de recherche en neuropsychologie de l’Université de Montréal, affiliée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM).

Selon l’auteure principale de l’étude et directrice de la recherche de l’IUGM, la neuropsychologue Sylvie Belleville, les chercheurs ont longtemps cru que le cerveau perdait sa capacité plastique — ou de réorganisation — avec l’âge. Or, sa recherche clinique prouve le contraire.

L’équipe a ainsi testé sur 30 personnes, dont la moitié souffraient de troubles cognitifs légers, un programme d’entraînement cognitif de la mémoire. Et les résultats, publiés mercredi matin dans la version en ligne de «Brain: A journal of neurology», ont été concluants.

«Il est possible de mettre en branle des processus compensatoires et qui sont visibles avec l’imagerie fonctionnelle», a expliqué la Dre Belleville.

Selon elle, le programme d’une dizaine d’heures a prouvé qu’il pouvait augmenter de manière considérable le fonctionnement de la mémoire. Il permet aussi de «recruter» des régions cérébrales laissées intactes chez ceux qui souffrent de la maladie.

Il est néanmoins impossible, à ce stade-ci de la recherche, de préciser de combien de temps les symptômes de l’Alzheimer peuvent être repoussés, précise la neuropsychologue.

Mais selon elle, il s’agit d’une percée importante puisqu’elle ouvre des perspectives de recherche extraordinaires liées à la plasticité du cerveau.

En plus d’exercices simples, comme ceux d’imagerie mentale, des moyens pharmacologiques pourraient aussi être utilisés pour repousser l’apparition de la maladie neurodégénérative, toujours grâce à la capacité plastique du cerveau humain.

«Cela ne veut cependant pas dire que tous les programmes sur le marché peuvent avoir le même effet», a mis en garde Sylvie Belleville, faisant référence aux programmes informatiques dont les mérites sont vendus dans certaines publicités.

Selon la Société Alzheimer de Québec, près de 120 000 Québécois étaient atteints de la maladie en 2009.

Source site canadien le 24 mars http://www.985fm.ca

Le cerveau - Le cerveau peut-il créer de la matière grise ?

Dans un article publié par des chercheurs de l’université de Hong Kong (Veronica Kwok, Li-Hai Tan ) dans « Proceedings of National Academy of Sciences » nous apprenons que le cerveau des adultes est capable de créer de la matière grise après une période d’exercice relativement courte.

 

Des mots et des couleurs

L’expérience a été menée sur 19 volontaires auxquels les chercheurs ont montré des cartes colorées. (2 nuances de vert et de bleue) A chaque carte était associé un mot. Les volontaires devaient associer les mots aux couleurs et s’en souvenir. L’expérience a durée 3 jours sur 5 sessions d’un peu moins de 2 heures. L’idée était de provoquer des stimulis semblables aux stimulis auxquels sont exposés les bébés lorsqu’ils découvrent le monde.

 

Une création de matière grise dans l’hémisphère gauche

Les cerveaux des volontaires ont été examinés avant et après l’expérience par imagerie médicale. Les scientifiques ont constaté l’apparition de nouvelle matière grise dans l’hémisphère gauche de leurs cerveaux. Les chercheurs n’ont pas pu déterminer s’il s’agissait de nouvelles dendrites ou de nouveaux neurones.

Nous savions déjà que le cerveau pouvait créer de la matière grise sur de longues périodes de temps mais ce qui est nouveau dans cette étude c’est qu’on se rend compte que c’est possible sur une courte période.

 

Au Learning club ce type d’entrainement nous est familier, nous travaillons régulièrement notre mémoire des mots et des couleurs et nos séances insistent sur les associations que nous faisons en mémoire à court terme.

 

Source http://www.pnas.org/content/early/2011/03/28/1103217108