La mémoire

Questions/Réponses sur la mémoire

Qu'est-ce que la mémoire ?

cercle_memoireEn très bref, ce que nous pensons de la mémoire :
nous pensons tout d’abord que la mémoire est encore à ce jour une énigme.
A ce jour, nous ne connaissons pas de scientifique sérieux qui prétende connaître le fonctionnement de la mémoire, de manière définitive. Les progrès et les découvertes sont fulgurants mais, comme bien souvent en matière scientifique ou pédagogique, les nouvelles réponses amènent de nouvelles questions.

 

Que savons-nous alors ?

Nous savons que la mémoire est multiple : elle peut être visuelle, auditive, motrice, numérique, olfactive, gustative, tactile etc. C’est donc sur l’ensemble de cette palette que nous allons intervenir.

Nous savons que la mémoire s’entraîne et que, plus vous l’entraînez, meilleure elle sera.

Nous savons aussi que ce n’est pas facile de s’entraîner seul.

Nous savons qu’il est plus facile de retenir ce que l’on aime ! Donc, si l’on souhaite mémoriser, il est important de travailler sa motivation en amont.
Nous savons aussi que le fait de mémoriser est un geste mental. Selon Antoine de la Garanderie, philosophe et pédagogue, la mémoire est un geste qui a pour finalité la restitution. Il est possible d’apprendre à faire ce geste mental.

En résumé : pour bien retenir, vous devez vous mettre en situation de restituer. Et pour bien restituer, lorsque vous apprenez, mieux vaut être motivé, se fixer un objectif de mémorisation et s’imaginer en train de restituer.

 

Et puis, il faut que vous preniez le temps de traduire vos perceptions (vos représentations intellectuelles) en images, en sons, en odeurs etc. Ce point est essentiel.

Souvent, les personnes qui se plaignent d’une mauvaise mémoire ne prennent pas le temps de transformer leurs perceptions pour les intégrer à leur monde mental. Les informations glissent !

Evidemment, ce travail de traduction mental varie d’un apprenant à l’autre, selon son profil. Lors des séances d’entraînement, vous découvrirez le chemin qui est le plus adapté à votre façon d’apprendre.

 

Sur le plan méthodologique, nous avons une certitude : la mémoire peut s’organiser et elle demande des révisions pour stabiliser les souvenirs.

Votre cerveau est organisé en réseaux neuronaux et la mémoire n’enregistre que des paquets d’informations qui sont liées entre elles. Au Learning Club©, nous cherchons constamment à créer ces liens, à hiérarchiser pour créer des réseaux de souvenirs. Les données non organisées s’oublient très vite. Nous abordons d’abord les données dans leur globalité, puis nous entrons dans les détails.
Au Learning Club©, nous insistons sur les révisions. C’est le seul moyen pour accéder à la mémoire à long terme. Nos séances d’apprentissage culturel sont particulièrement adaptées à cet objectif.

 

Les révisions se font :

– le jour même de l’apprentissage, (nous conseillons une révision deux jours après la séance)

– La semaine suivante,

– Le mois suivant

Les souvenirs sont–ils concentrés dans une zone précise de mon cerveau ?

Non ! Les souvenirs sont disséminés un peu partout et la machinerie mémorielle est complexe. Il n’existe pas une mémoire mais des mémoires ! Toutes ces mémoires interagissent pour construire et stocker les souvenirs.

Est-ce que avoir une bonne mémoire, c’est garder intacts ses souvenirs, des années durant ?

Non, définir ainsi la mémoire nie la dynamique de la mémoire. Au Learning Club©, nous savons qu’un souvenir implique votre personnalité tout entière et qu’il n’est pas gravé à vie dans la pierre. Le souvenir se modifie, s’enrichi, se déforme au gré des événements que vous vivez et c’est justement cela qui est intéressant ! Revoir ses souvenirs des années d’enfance est, de ce point de vue, un bon exercice

Qu’est-ce que l’empan de mémoire ?

L’empan est une mesure ancienne. Elle désigne la distance entre le bout du pouce et le bout du petit doigt. Pour les spécialistes de la mémoire, l’empan de mémoire c’est le maximum d’éléments qu’un individu est capable de mesurer en une seule fois.

Chez un adulte l‘empan (visuel) est d’environ 7 éléments

On parle de 3 niveaux de mémoires, qu’est-ce exactement ?

Lorsque vous voyez quelqu’un qui est en face de vous, que se passe-t-il ? Une information passe par le nerf optique et atteint vos mémoires visuelles qui sont dans le cortex occipital. Elles analysent le message et reconnaissent qu’il s’agit d’un visage. Au niveau sensoriel, il faut comprendre qu’il existe plusieurs mémoires : une pour les mots, une autre pour les objets et les animaux, une autre encore pour les visages.

Lorsque l’information atteint les mémoires sensorielles, elle passe à un autre niveau : le niveau symbolique. C’est à ce niveau que se fabriquent les mots (mémoire lexicale), les images (mémoires visuelles) ou les gestes (mémoire procédurales).

Il existe enfin un troisième niveau : la mémoire sémantique où sont stockées les informations.

Y a-t-il une relation entre émotion et mémoire ?

En cas d’émotions de fortes intensités, l’amygdale secrète des molécules qui aident l’hippocampe à mieux mémoriser.

Qu’est-ce que la matière grise ? Et la matière blanche ?

On a tous entendu quelqu’un nous dire : «Fais fonctionner tes cellules grises» En revanche, personne ne nous dit «Fais donc fonctionner tes cellules blanches» Pourquoi ?

C’est assez simple : si on regarde en coupe le cerveau, on constate que des zones grises et des zones blanches se juxtaposent. On trouve la substance grise à la périphérie du cerveau : elle forme le cortex cérébral. Le cortex c’est une fine pellicule qui entoure votre cerveau et ou sont traitées les informations. C’est la tour de contrôle, en quelque sorte. La substance grise ou « matière grise » contient les cellules du cerveau, les fameux neurones !

Les neurones sont des fibres nerveuses qui communiquent ensemble grâce à des prolongements arborescents qui sont recouverts d’une substance blanche appelée myéline. La myéline permet la propagation des messages nerveux. Vous l’avez compris : la myéline forme la substance blanche, substance qui se trouve sous le cortex, (on parle de zone sous corticale) et autour de la moelle épinière. La substance blanche est le siège de la transmission de l’information.

Voilà, seule la matière grise a été retenue par l’expression populaire mais nous avons bel et bien besoin des matières blanche et grise pour faire fonctionner notre cerveau.

Le cerveau peut-il produire de nouveaux neurones ?

Depuis une dizaine d’année la réponse est oui !  Et c’est une véritable révolution !  En effet, depuis plus d’un siècle, tous les scientifiques pensaient que les cellules nerveuses du cerveau adulte des mammifères, mouraient sans être remplacées.

Mais ce dogme est tombé dans les années 80 grâce à des ….  canaris ! Les chercheurs on en effet découvert que les neurones de la partie du cerveau responsable du chant disparaissaient en automne et étaient remplacés par de nouveaux neurones au printemps. On commence alors à parler de la neurogenèse c’est-à-dire de la naissance de nouveaux neurones

Vers la fin des années 1980, même si cela reste confidentiel,  Elizabeth Gould fait les premières observations de la naissance de nouveaux neurones dans l’hippocampe des rats. 16 ans plus tard , avec Bruce McEwen, ils enrichissent leurs observations et établissent qu’en stressant les rats la formation de ces nouveaux neurones diminue.

En 1998, elle observe la présence de neurogenèse dans l’hippocampe et les bulbes olfactifs de primates adultes. Puis, la même année, débarque Fred Cage l’américain avec le suédois Peter Eriksson.  Ils démontrent que de nouveaux neurones sont générés dans le gyrus dentelé de cerveaux humains adultes.

Depuis cette date, il n’y a plus de doutes sur la neurogenèse mais en revanche, les débats et les recherches continuent pour expliquer, localiser, et décrire le phénomène. Cet axe de recherche est évidemment fondamental, dans le traitement des pathologies de la mémoire notamment.Qu’est-ce que la mémoire à court terme et à long terme ?

Qu'est-ce que la mémoire à court terme et à long terme ?

Ce sont les deux facettes temporelles de votre système mémoriel. La mémoire à court terme ou mémoire de travail  conserve les informations pendant 30 secondes, c’est la mémoire du numéro de téléphone. Elle est limitée en capacité de stockage à 7 éléments.

De son côté, la mémoire à long terme peut garder de très nombreuses informations,  pendant toute une vie.

Comment ces deux mémoires s’articulent-t-elles ? Les informations sont d’abord stockées en mémoire à court terme cette mémoire est donc très importante. Puis si vous avez fait suffisamment attention et que vous  jugez cette information digne d’intérêt, vous pouvez décider de la passer en mémoire à long terme.

Au Learning Club, Nous la travaillons très précisément ce processus.

Le chocolat est-il bon pour la mémoire ?

Oui au Learning Club nous sommes fan du chocolat noir (pas au lait). Cet aliment  stimule le cerveau et en consommer 20 à 150g améliore selon certaines études , l’apprentissage et la mémoire.  Riche en antioxydant le chocolat noir renferme même plus  de flavonoïdes que le thé vert ! Le magnésium fluidifie le sang et aide ainsi le cerveau à s’oxygéner. Enfin, on connait tous l’effet  antidépresseur naturel du chocolat qui augmente le taux de sérotonine et de dopamine du cerveau. Et vous savez que la dépression est l’ennemie n°1 de la mémoire.

 

Si on regarde encore de plus prés on s’aperçoit que le chocolat noir augmente la vivacité intellectuelle à cause :

 

– de la théobromine qui est un neurostimulant qui diminue la tension artérielle. (prés de 21%)

 

– de la phényléthylamine qui active les neurotransmetteurs qui contrôlent l’attention

– de l’anandamide une substance légèrement euphorisante qui fait qu’on se sent bien.

Alors pas de doute vous pouvez manger du chocolat noir !

Mémoire à court terme, mémoire de travail, buffer épisodique : kesaco ?

Au learning Club nous nous intéressons de très prés à la mémoire à court terme et au processus de transfert  des informations en mémoire à long terme. Mémoire à court terme, mémoire de travail, buffer épisodique  désignent une même réalité qui s’est précisée dan le temps.

 

Mémoire à court terme –mémoire à long terme

Depuis 1968 et le modèle d’Atkinson et Shiffrin  on parle de mémoire à court terme. La distinction mémoire à court terme et mémoire à long terme s’est imposée car les scientifiques ont su l’identifier  grâce à l’étude de patients atteints de lésions. Depuis cette période, on le sait, il existe bel et bien une différence entre les souvenirs récents et ceux stockés à long terme !

 

Mémoire de travail

La notion de mémoire à court terme se précise en 1974, lorsqu’apparait le concept de mémoire de travail (proposé par Baddeley et Hitch) qui est présenté comme un système dynamique de mémoire responsable du traitement et du maintient de l’information pour réaliser des taches d’apprentissages (compréhension, raisonnement etc..). Ce système dynamique suppose l’existence de deux sous systèmes pour stocker les informations : la boucle phonologique et le calepin visuo-spatial. Le tout étant coordonné par un administrateur central, chargé notamment d’assurer le transfert en mémoire à long terme.

Au Learning club lorsque nous parlons d’évocations verbales ou auditives nous parlons de cette fameuse boucle phonologique. Selon Baddeley outre sa dimension de stockage (très courte de l’ordre de 2 secondes) la boucle phonologique aurait aussi une dimension de répétition verbale de l’information (la subvocalisation).

De la même façon lorsque nous parlons d’évocations visuelles nous faisons référence au calepin visuo-spatial. Baddeley pense que ce calepin fonctionne comme la boucle phonologique avec un système de stockage et un système de rafraichissement des images.

 

Le buffer épisodique

Mais les mécanismes de fonctionnement de la mémoire de travail et spécifiquement de l’administrateur central restent encore à découvrir. Les relations entre mémoire à court terme et mémoire à long terme sont multiples et complexes. Baddeley lui-même a souhaité ajouter une notion supplémentaire à son modèle : le buffer épisodique.

Le buffer épisodique est un espace qui regroupe des informations intégrées, on pourrait dire construites, assemblées à travers plusieurs sources. On l’appelle épisodique car il stocke des épisodes construits qui ont une dimension spatiale et temporelle (à ne pas confondre avec la notion de mémoire épisodique)

Il existe aujourd’hui des versions alternatives à celle de Baddeley comme le modèle de Cowan qui est une métaphore énergétique inspiré par la neuropsychologie et qui voit la mémoire de travail comme une partie active de la mémoire à long terme. Selon ce modele il existe 3 composants de la mémoire qui contribuent à la mémoire de travail :

– Le focus attentionnel et conscient (c’est ici que se trouve l’information la plus accessible).

– La partie activée de la mémoire à long terme, (qui reste accessible mais nécessite un temps plus long de rappe)

– la mémoire à long terme nécessite d’être activée pour être récupérée.

 

Au Learning Club nous tirons profit de toutes ces approches dans la construction de nos entraînements

Les chiens ont-ils de la mémoire ?

Connaissez-vous Chaser ? C’est un chien, un border collie qui a une mémoire époustouflante puisqu’il a été capable d’apprendre les noms de 1.022 objets, selon les chercheurs américains qui l’ont fait travailler (étude de Alliston Reid et John Pilley, professeurs de psychologie au Wofford College en Caroline du Sud (sud-est) et publiée dans la revue Behavioural Processes).

 

Chaser a su mémoriser des noms de jouets comme des balles,des frisbees et divers animaux en peluche, Plus intéressant il a su, comme un enfant de trois ans, les classer par fonction ou par forme.

 

Avec 1022 objet Chaser explose le record de Rico autre border collie, qui avait appris environ 200 mots, selon des chercheurs de l’Institut Max Planck en Allemagne, dont des travaux sont parus en 2004 dans la revue américaine Science.

 

Et si on encroit nos amis eanglais de la BBC il Betsy un autre collie vivant en Australie et répondant reconnaîtrait plus de 340 mots.

 

Le secret de Chaser ? L’ENTRAINEMENT ! Un entraînement de plusieurs heures par jour pendant trois ans et sans récompense de nourriture. Chaser a été entraîné à rapporter sur injonction verbale des objets placés parmi d’autres.

 

Selon Alliston Reid, cette recherche est “importante car elle démontre que les chiens, comme les enfants, peuvent acquérir un vocabulaire abondant et comprendre que certains mots représentent des objets individuels et que d’autres correspondent à des catégories d’objets”.

D’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si les capacités impressionnantes de Chaser sont partagées par d’autres races canines.

 

Comme les hommes les chiens ont plusieurs types de mémoire :

 

Evidemment, la mémoire olfactive du chien est très développée. Les éleveurs de chiens truffiers le savent bien. Ils enduisent les mamelles de la chienne de lait de truffe pour conditionner les chiots et cela marche très bien.

Coté mémoire auditive les scientifiques savent qu’un chien peut reconnaître le moteur de la voiture de son maître, même après plusieurs semaines d’absence. Enfin, coté mémoire visuelle l’expérience de Chaser est édifiante.

 

Les chiens ont de la mémoire et ils peuvent l’améliorer avec un bon entraînement … Pourquoi pas nous ?

40 min de sieste fixent les souvenirs

Une étude allemande(1) récente montre que faire une courte sieste fixe les souvenirs. Après une sieste d’environ  40 minutes, une quantité importante de souvenirs est fixée en mémoire à long terme. En effet ce temps est un temps de repos suffisant pour que le processus de passage de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme se fasse. Une des explications est que le sommeille protège les souvenirs de tout ce qui peut les brouiller.

Bjorn Rasch et ses collègues de l’Université de Lübeck ont demandé à des volontaires de mémoriser deux séries de paires de cartes. La première moitié des volontaires a eu l’autorisation de faire une sieste de 40 minutes entre les deux apprentissages. Les  chercheurs, ont constaté ceux qui avaient dormi ont bien mieux mémorisé la première série de cartes.

(1)Susanne Diekelmann est  responsable de cette étude allemande sur la mémoire

Mémoire des visages : à quel âge est-on au top ?

C’est vers l’âge de 20 ans que nos capacités cognitives sont au meilleur niveau. Pourtant des chercheurs de l’université de Harvard (1) ont la grande surprise de découvrir en faisant passer un test de reconnaissance de visages réalisé via internet par plus de 40 000 personnes âgées de 10 à 70 ans, que ce groupe atteignait le meilleur niveau de performance de  mémoire des visages entre 30 et 34 ans soit dix ans après l’apprentissage du langage ou la mémorisation des noms !

Notre aptitude à reconnaître et mémoriser les visages, prendrait donc nettement plus de temps pour se perfectionner. Pour l’instant ces résultats doivent être confirmés par d’autres études. Ils permettent néanmoins de poser une nouvelle hypothèse et de chercher l’explication du phénomène. Pour l’instant, les scientifiques ne savent pas l’expliquer. On sait en revanche que cette capacité de reconnaissance de visages apparait des les premières heures de la vie,  les nourrissons reconnaissent leur mère très vite. On sait aussi que cette aptitude n’est  mûre qu’à l’âge de 12 ans. Apres 20 ans on affine cette aptitude en étant capable de lire sur les visages des émotions cachées. Plus on avance en âge , plus on connait de visage et c’est

Dans notre cerveau, c’est au cœur du gyrus fusiforme que se niche un centre d’activité entièrement dédié à la reconnaissance des visages. Au LEARNING CLUB nous entrainons régulièrement la faculté à reconnaitre les visages et nous savons par expérience qu’elle s’améliore à tous les âges.

(1)    Etude conduite par Laura T Germine et publiée dans la revue Cognition

Connaissez-vous la stimulation magnétique transcrânienne ?

La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) est une technique médicale qui est utilisée pour diagnostiquer les maladies neurologiques. L’idée est d’appliquer une impulsion magnétique a haute energie (2 à 2,5 Telsas) sur l’encéphale à travers le crâne, et induire ainsi un champ électrique qui modifie l’activité des neurones. La pénétration de la SMT n’est que d’nviron 3 cm et ne permet de stimuler que les structures superficielles. Rassurez-vous c’est parfaitement indolore ! (1)

 

Dépression, douleurs chroniques,

 

Cette technique est notamment utilisée dans le traitement de la dépression. Des zones précises (cortex préfrontal dorsolatéral gauche) sont stimulées lors de séances consécutives (dix au minimum). Toute la difficulté consiste à être capable de repérer cette zone avec précisions chez les patients. C’est pourquoi aujourd’hui sont développés des systèmes de neuronavigation indexé sur les IRM qui permettent d’atteindre cet objectif de précision.

L’équipe du centre Inserm d’évaluation de la douleur d’Ambroise Paré à, par ailleurs, montré que la stimulation était efficace à long terme dans le traitement des douleurs chroniques. Cette application est encore au stade de la recherche mais elle est prometteuse.

 

Stimulation de la mémoire ?

 

Une étude, menée par des chercheurs de l’université de Laval au Quebec, qui vient de paraître dans Neuroscience Letters suggère que la stimulation magnétique transcrânienne, pourrait aider les personnes qui ont des problèmes de mémoire. Cette étude est elle aussi un travail de recherche, elle ouvre une piste mais demande à être confirmée.

 

Comment cela marche t-il exactement ? On sait grâce à la neuro imagerie que l’encodage des informations nouvelles active le cortex préfrontal gauche.

On sait aussi que lorsque nous souhaitons récupérer cette information c’est le cortex préfrontal droit qui entre en action.

 

Les chercheurs ont fait passer une série de test à 11 jeunes adultes, sains. Ils devaient mémoriser des séries de mots et d’images abstraites diffusées sur un écran d’ordinateur dans trois circonstances :

1-avec application de SMT sur le cortex préfrontal gauche,

2- avec SMT sur le cortex préfrontal droit

3- avec un placebo.

 

Pour tester la restitution, les scientifiques ont présenté des listes constituées pour moitié d’éléments nouveaux et les jeunes devaient indiquer ceux qu’ils avaient déjà vus. La aussi, le rappel des informations s’est faite dans les 3 circonstances indiquée plus haut.

 

Résultat :

– Si le cortex prefrontal gauche est stimulé alors l’encodage est plus rapide

– Si le cortex prefrontal droit est stimulé alors la restitution est plus rapide

 

Les différences observées sont minimes mais significatives (de l’ordre de 50 millisecondes).

 

Ainsi la stimulation magnétique agit sur la mémoire mais pourrait aider des personnes atteinte de troubles mnésique ? C’est peut-être ce que montreront les prochains résultats des chercheurs de Laval ?

(1) Il existe des contre-indications comme pour les examens par résonnance magnétique. (port d’un pacemaker, epilepsie etc …)

(2)Chercheurs : Geneviève Gagnon, Simon Grondin et Sophie Blanchet, et leur collègue de Médecine, Cyril Schneider